Bienvenue


Bienvenue sur ce blog qui vous donne différents aspects de mon activité de Vice-Président aux Infrastructures et aux Transports du Conseil Régional de Lorraine.
Si vous avez besoin d'éléments que vous ne trouvez pas, laissez moi un message, votre e-mail, et je vous répondrai.

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 17:00

Bonjour,

La presse n’en a pas parlé, alors je vous  transmets directement cette déclaration, faites là connaître, si vous le souhaitez, à votre carnet d’adresses.

Je trouve que le cadeau fait à UGC Ludres est scandaleux, c’est pourquoi, je pense qu’il faut informer ce genre de choses à beaucoup de citoyens, contribuables qui, de bonne foi, l’ignorent…., pour dire la vérité, je l’ignorais aussi.

Que ceux qui ne sont pas de l’agglo de Nancy, me pardonnent, mais après tout, l’information est bonne à prendre pour vous permettre de vous renseigner chez vous.

Cordialement

Patrick Hatzig
Délégué Communauté Urbaine du Grand Nancy
 

Extrait intervention faite le 26 septembre à propos du dégrèvement de Taxe Professionnelle consentis  aux salles de cinéma


 

Je souhaiterais exprimer mon questionnement sur cette délibération qui exonère partiellement de taxe professionnelle les salles UGC de l’agglomération.

Le législateur a souhaité laisser la possibilité d’exonérer de TP des établissements à but culturel.

Mais l’action politique n’est pas très lisible si elle ne fait pas œuvre de discernement.

 

Quand on parle de contrôle des fonds publics versés aux entreprises, je préfère l’action à priori et éviter de verser (ou dans le cas présent) moins exonérer lorsque cela ne le nécessite pas.

En temps de RGPP, et de vague libérale de non intervention dans l’économie d’entreprise, je ne vous vois guère sourcilleux avec l’argent public en exonérant d’une part de TP un groupe comme UGC.

Sachant, par un rapide calcul, que 2/3 de l’exonération totale pour les salles de cinéma de l’agglomération profitera aux seules salles UGC Ludres et Nancy, je trouve que vous n’êtes pas rigoureux, puisque Caméo et Royal Saint Max obtiendront un dégrèvement de 20 000 € et UGC 50 000€.

Comprenez Maître Bertaud (il était rapporteur), les gens qui vont au cinéma, à UGC Ludres, par exemple, ils donnent des sous, ils trouvent que c’est déjà assez cher, si en plus, on leur dit qu’on les exonère d’une part de TP….

Est-ce pour créer des emplois ? Non, est-ce pour maintenir des emplois ? Non….

Le législateur dans sa sagesse, dans l’article mentionné dit « Les collectivités territoriales « peuvent » exonérer…etc…», sous entendu, lorsque cela se justifie, or, je pense qu’il y a d’autres priorités pour la Culture que de faire un cadeau de 50000€ au groupe UGC !!!!

Je m’abstiendrai sur cette délibération, car je suis pour le soutien exclusif à Caméo et Royal Saint Max.

Patrick Hatzig

Par Patrick Hatzig - Publié dans : Déclarations et Communiqués
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 16:30

Intervention de Monsieur le Vice-Président

 

Inauguration de la nouvelle billettique sans contact à Nancy : vendredi 22 août 2008

 

Mesdames, Messieurs,

 

C’est avec un grand plaisir que j’inaugure en compagnie de nos différents partenaires et au nom du Conseil Régional de Lorraine la 1ère concrétisation de l’intermodalité et de la multimodalité des transports tant souhaités par tous via la carte Simplicités.

 

Issue d’une volonté partenariale et sous l’égide du Conseil Régional, cette innovation technologique a fait l’objet d’un développement concerté entre tous les acteurs du transport en Lorraine qui ont bien voulu se joindre à cette démarche : je les en remercie ; Et notamment la CUGN qui a directement contribué à l’aboutissement de ce projet.

 

Le développement de ce support billettique s’inscrit dans une dynamique de la politique volontariste du Conseil Régional de Lorraine en faveur du rééquilibrage des flux entre les différents modes de transport conformément aux orientations du Schéma Directeur des Infrastructures de Transports approuvé par la Région Lorraine en 2005.  

 

Cette dynamique a été activée par la mise en œuvre d’actions menées par notre collectivité pour améliorer le confort et la capacité des équipements ferroviaires. Ainsi, le Conseil Régional de Lorraine a initié un important programme d’acquisition et de modernisation du parc de matériel roulant METROLOR qui s’élève à 403 M€ jusqu’en 2009.

 

Je vous informe d’ailleurs à ce propos que la Région entend poursuivre ses efforts. En effet, depuis mi-2007, le Conseil Régional de Lorraine participe dans le cadre de groupes de travail organisés par la SNCF, en lien avec les Régions intéressées, à l’élaboration des cahiers des charges qui seront soumis aux industriels pour le développement de 2 types d’engins ferroviaires de nouvelle génération que nous retrouverons sur le réseau TER Métrolor à partir de 2013.

 

Cet effort est accompagné également par un vaste programme de rénovation des gares et haltes-ferroviaires, notamment par l’aménagement de parkings, y compris dans le bassin de vie de Nancy. A titre d’exemple, les gares de Champigneulles et de Neuves-maisons ont déjà fait l’objet d’une rénovation

 

Enfin je rappelle également l’attractivité des tarifs des abonnements pour les actifs, les étudiants et les scolaires.  

 

De plus, le Conseil Régional de Lorraine a mis en place une tarification zonale adaptée aux besoins des usagers occasionnels pour faciliter l’accès du METROLOR à tous

 

Notre objectif étant de traiter chaque étape d’un voyage pour un particulier : après les gares, les matériels et les tarifs c’est le support billettique que nous inaugurons aujourd’hui utilisable sur le réseau du Bassin de Vie de Nancy.

 

Notre ambition est ainsi en prime de réussir à réinventer 30 ans après, le concept original du Métrolor pour en faire un système de transport de référence, performant et attractif pour tous.

 

La dimension économique prend également une place de plus en plus importante avec la hausse exceptionnelle du prix des carburants et les inquiétudes sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens.

 

Les actions en faveur de l’intermodalité, comme la carte SimpliCités, doivent encore être intensifiées, par exemple en matière d’information ou de coordination physique des systèmes de transports.

 

C’est dans ce contexte que des projets de créations de pôle d’échange multimodal et de centrale d’information sont portés par le Conseil Régional de Lorraine avec les autres partenaires et collectivités locales compétentes.

 

En ce qui concerne justement les centrales d’information multimodale, j’ai le plaisir de vous annoncer que le financement du projet porté par le syndicat Mixte des Transports Suburbains de Nancy a été retenu par le Comité Thématique du Contrat de Projet Etat-Région 2007-2013. L’Etat et le Conseil Régional souhaitent en effet favoriser l’émergence de systèmes d’information multimodaux sur l’ensemble du territoire lorrain.

 

Ainsi, à la fin 2009, l’ensemble des informations, notamment les horaires, des différents réseaux de transports du bassin de vie de Nancy seront regroupés et mis facilement, via Internet entre autre, à la disposition des usagers afin de faciliter l’utilisation des transports publics.

 

Comme vous le savez, la lutte contre l’usage systématique et massif de la voiture individuelle passe par le développement de solutions innovantes rendant le transport public attractif et moderne.

 

Si aujourd’hui, nous parlons de la carte SimpliCités, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une démarche à vocation intermodale sur l’ensemble des réseaux partenaires. Sur toute la Lorraine, et sur l’espace transfrontalier aussi.

 

Nous travaillons tous, avec les Autorités Organisatrices, pour les voyageurs Lorrains, quels que soient leurs besoins de transports collectifs.

 

Pour la Lorraine, 24 Autorités de transports, sont associées à la démarche, démultipliant ainsi les obstacles et difficultés potentiels.

 

Après 4 années d’efforts où les savoir-faire et les énergies de tous ont été mobilisés, l’inauguration de la carte SimpliCités sur votre réseau représente l’esprit de construction et la volonté d’innovation qui caractérise la Lorraine.

 

La Région Lorraine utilise sur le réseau TER Métrolor la Carte SimpliCités depuis le 1er février 2007, c’est aujourd’hui votre tour et je vous en félicite.  En effet, un point essentiel dans notre démarche commune est le respect des contraintes propres à chacun des partenaires. C’est la raison pour laquelle chaque réseau installera et utilisera SimpliCités lorsqu’il sera prêt, pour réussir ce pas en avant du papier vers les nouvelles technologies.

 

L’ensemble des partenaires sera alors à ses cotés pour favoriser les possibilités d’intermodalité sur une étendue de plus en plus grande, jusqu’à couvrir l’ensemble des bassins lorrains avec l’aide des transporteurs.

 

Aussi, afin de voir se concrétiser plus efficacement cette intermodalité, le Conseil Régional a obtenu que les projets intermodaux tarifaire et billettique soient inscrits prioritairement dans le cadre du CPER. 2007/2013.

Ainsi, un cofinancement à hauteur de 52 % du montant éligible est apporté par le Conseil Régional de Lorraine et l’Etat, représentant près de 500 000 €uros pour ce projet.

A souligner, cette priorité reconnue au titre du CPER est unique au niveau national !

 

Donc, notre démarche constitue un modèle national, tout comme la tarification zonale Métrolor qui a permis de développer fortement les possibilités de déplacements des lorrains et d’augmenter la fréquentation du TER.

 

Preuve est que nous devons poursuivre nos engagements dans le développement du transport collectif avec des innovations bénéfiques pour tous.

 

Si nous ne pouvons raccourcir les distances, nous pouvons agir dans les domaines qui environnent le voyage : des titres de transport faciles, des offres tarifaires attractives, des modes d’achat simples, le tout pour faciliter l’utilisation des transports collectifs sur leur volet tarifaire.

 

Au nom du Conseil Régional de Lorraine, je tiens aujourd’hui à féliciter à nouveau l’ensemble des partenaires, les différents transporteurs et la SNCF qui ont travaillé en collaboration étroite avec le Conseil Régional et les autres Autorités Organisatrices de transports, mais également et surtout tous ceux et toutes celles, qui, de part leur travail et leur persévérance, ont œuvré pour que ce projet soit un succès.

 

Cela représente en effet une belle réussite qui doit tous nous inciter à poursuivre nos efforts.

 

Je vous remercie…

  

 

 

Par Patrick Hatzig - Publié dans : Déclarations et Communiqués
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /2008 17:01

 

 

 







Assemblée générale de l’ARF du 17 septembre 2008

 

Tarification du réseau ferré national

 

AVIS DE L’ARF

 

 

L’ARF a pris connaissance des projets de document de référence du réseau ferré national et de barèmes de redevances pour l’année 2010, qui lui ont été transmis pour avis par le Président de Réseau Ferré de France, ainsi que des propositions de modifications des textes réglementaires régissant les redevances d’utilisation du réseau ferré national.

 

L’ARF rappelle les principaux points contenus dans l’avis émis le 2 avril 2008 concernant la réforme de la tarification du réseau ferré national :

 

-       il appartient à l’Etat de régler la dette historique de RFF,

-       le principe de l’unicité du réseau ferré national doit être réaffirmé,

-       l’Etat doit préciser comment il met en œuvre le choix du scénario « C » proposé par l’audit sur l’état du réseau (rapport « Rivier ») pour la remise à niveau du réseau.

 

L’ARF rappelle que les Régions ont, au cours de la dernière décennie, depuis la décentralisation des TER, largement développé les transports ferroviaires de voyageurs sans compter leur participation à certains projets de ligne à grande vitesse, sous la pression du Gouvernement et au-delà de leurs compétences transférées. Ces actions se situent clairement dans la logique du développement durable.

 

Les résultats largement positifs en termes de fréquentation posent néanmoins aujourd’hui le problème de la poursuite de ces politiques pour des raisons d’ordre budgétaire compte tenu notamment de l’élévation des charges et de l’état dégradé du réseau ferré.

 

L’ARF rappelle en effet que deux problèmes majeurs doivent être réglés en priorité et rapidement. L’un concerne la création d’une recette dédiée aux transports collectifs régionaux comme il en existe pour les services de transports collectifs urbains dans les villes et les agglomérations, l’autre, celui de la régénération et l’entretien du réseau ferré, qui – au-delà des péages – relève d’une politique d’aménagement du territoire.

 

Les Régions ont accru considérablement la part de leur budget relatif aux TER pour faire face notamment à l’augmentation constante des dépenses liées tant au fonctionnement qu’au renouvellement du matériel roulant. Cet engagement, largement approuvé par nos concitoyens, de plus en plus demandeurs de transports collectifs, atteint maintenant un seuil qui pourra être difficilement dépassé.

 

La réforme proposée ne répond pas à la définition d’une nouvelle politique de transports favorisant les modes durables et notamment ferrés. Elle n’apporte pas de nouvelles ressources au système ferroviaire.

 

L’A.R.F. demande que le programme de renouvellement du réseau ferré nettement insuffisant soit pour le moins respecté pour la période 2006-2010 en tenant compte des dérives constatées du fait de l’augmentation des coûts.

 

L’ARF s’inquiète des conditions de sa poursuite au-delà de 2010. A cet égard, les annonces du projet de loi dit Grenelle sont insuffisantes : le montant de 400 M€ est trop faible et la date de 2015 trop lointaine.

 

L’ARF dénonce à ce sujet comme juridiquement incorrecte et politiquement inadmissible la rédaction de l’article 10-II du projet de loi du Grenelle à la lecture duquel la régénération relèverait des Régions. L’aide des Régions sur la régénération et la modernisation du réseau ne peut être qu’exceptionnelle. Il convient de modifier cet article, en confirmant que l’entretien et la régénération du réseau ferré relèvent de la compétence de l’Etat et de ses établissements publics, et l’exigence d’une augmentation des montants des crédits consacrés.

 

Concernant les barèmes, l’ARF demande que ceux-ci tiennent compte de l’effort considérable fait dans ce cadre par certaines Régions, au-delà de leurs compétences d’ailleurs et qui, pour le moins permettront soit le maintien, soit l’accroissement de l’offre ferroviaire régionale.

 

L’ARF demande que sur les zones ayant fait l’objet de ces interventions les péages soient réduits dans une logique de retour sur investissement faute de quoi les Régions mettront un terme à leurs démarches et d’autres ne s’engageront pas.

 

Il convient de rappeler que ces investissements permettent de réduire les coûts d’entretien. Un mécanisme notamment de péréquation doit permettre de maintenir les lignes à vocation d’aménagement du territoire.

 

L’ARF constate une augmentation de 3,7 % dans le scénario A de la réforme proposée, reconduction de la situation actuelle, majoration qu’elle estime trop élevée.

 

L’ARF note dans le scénario B une disparité entre Régions, pénalisant celles qui ont un réseau important de catégories C, D et E et moins urbaines en rupture avec sa perspective permanente d’aménagement des territoires.

 

Elle affirme donc en conclusion qu’au-delà des critères techniques qu’elle ne peut accepter, le problème posé est d’abord d’ordre politique. Il ne peut être détaché de la vision globale que l’Etat porte sur la politique des transports et des moyens qu’il est disposé à mettre en œuvre ou à concéder pour assurer à la fois une démarche de développement durable et la solidarité des territoires.

 

Elle ne saurait donc donner son accord et apporter son soutien à tout projet qui ne serait pas intégré dans une telle perspective d’ensemble.

 

Par Patrick Hatzig - Publié dans : Déclarations et Communiqués
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /2008 16:59

J’arrive à la gare de Nancy à 6h10, un gros « décompteur » au dessus de moi égrène le temps : il indique qu’il reste 150 jours et 22 minutes avant le premier tour de l’élection législative….

Quoi ?..? Plus que 150 jours ???? Quelle angoisse !!!

Mais non, nigaud le gros « décompteur » indique l’heure à laquelle arrive le premier TGV  le 10 juin et il reste encore 5 mois, …, Ha bon, je préfère ça !!!

 

Bon pour le moment, t’es pas TGV, mais TER, tu prends le Metrolor de 6h33 jusque Thionville, tu descends et tu prends le train suivant pour le Lux. Et t’enlèves ton ipod des oreilles, « Anthony and The Johnson », c’est pour plus tard, t’es venu écouter les usagers qui subissent des retards à répétition !!!

 

Coup d’œil à la télé des horaires, ça commence mal l’« Epinal » à déjà 10’ de retard.

 

Je vérifie les guichets automatiques, ils fonctionnent bien, si tu en prends un jaune, tu paies plus cher !!!

 

Je monte à temps dans le super beau TER2N, il y a de la place, mais je reste debout, je suis là pour parler aux usagers : « Bonjour, je suis Patrick Hatzig, Vice Président du Conseil Régional chargé des transports, je viens vous voir ce matin car j’ai entendu beaucoup de remarques sur le niveau de service ces derniers jours, enfin ces dernières semai….’fin ces derniers mois, je voulais dire…. », le débat est lancé. Mes interlocuteurs sont intarissables sur les exemples de retards, les heures, les chiffres, les destinations, mon stylo a du mal à tout noter ; mais une chose est sûre, le mécontentement des voyageurs est justifié, ce ne sont pas seulement 10’ de temps en temps, ce sont des 20’, 1 heure, 2 heures perdues dans une rame à l’issue d’une déjà longue journée ou dés le matin avant de retrouver son poste de travail.

 

Pour comprendre, il est nécessaire de se mettre à la place de son interlocuteur, ne pas rester sur ses propres perceptions, mais imaginer le scénario décrit par les témoignages que nous entendons. C’est si vrai, que les victimes des retards, ont, eux aussi, l’élégance de partir de ce qu’est ma première perception, et en gros, j’entends : « le Conseil Régional a fait de gros efforts, met de l’argent, augmente le nombre de trains, les dessertes, les cadencements, investit dans du superbe matériel, propose une tarification régionale avantageuse…ok, ok, ok, mais….Alors pourquoi, y a-t-il autant de difficultés ? Et franchement, on en a marre, on n’en peut plus, cela va exploser ».

 

Je suis surpris par le nombre de nancéens qui vont travailler jusqu’au Lux chaque jour. Pourtant, le taux de colère est inversement proportionnel au nombre de kilomètres qui séparent les salariés frontaliers de leur lieu de travail. Ainsi, le point culminant de la colère est atteint à Thionville avec une ambiance proche de la révolte.

 

Je fais part des enseignements de cette expérience à mes collègues du Conseil Régional et au Président, ce dernier a déjà transmis début décembre au Directeur de la SNCF des remarques très précises, un courrier plus percutant est parti aujourd’hui, copie sera faite aux usagers. Il faut que la SNCF convienne que cela ne peut plus durer et qu’elle prenne des mesures : ce n’est pas un hasard, ni un manque d’expérience, ni un manque de chance c’est un manque de moyens humains et techniques !!! (2000 cheminots en moins en 6 ans).

Le Conseil Régional et les usagers paient pour que ça marche, la SNCF a plus qu’une obligation de moyens, elle a obligation de résultat, or les résultats ne sont pas là.

 

La SNCF doit réagir car la colère conduit des frontaliers à prendre d’assaut un TGV ou, fait des cheminots, des coupables par manque de conscience professionnelle, or, tout est une affaire de moyens, de volonté politique et économique.

 

On ne parle pas des centaines de trains qui arrivent à l’heure. De notre côté, on a fait savoir (chacun a pu se rendre compte) de l’énorme travail, des multiples améliorations que nous avons apportées qui se comptabilisent par l’augmentation importante du nombre de voyageurs. Notre résultat au service des lorrains ne peut pas être fragilisé par des économies à la SNCF ou sur une priorité au TGV. Mais surtout, des personnes sont en souffrance, et cela, nous ne pouvons pas le permettre.

Par Patrick Hatzig - Publié dans : Les petits "à côtés" du VP
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /2008 16:59

Je suis assis dans un amphi, plein de monde, tout est calme, j’ai le nez sur ma copie, mais si je lève les yeux, j’aperçois le string d’une jeune étudiante sur le siège en contre bas devant moi. Il fait chaud, j’ai la gorge sèche, je ne peux pas bouger, j’n’ai pas droit au code, et devant moi, je ne sais pas si c’est le bas de son dos ou le haut de ses fesses, j’ai épreuve de droit civil. Deux heures pour parler de l’empiétement en droit des biens, ça ne fait pas de mal. J’ai de la chance cela ne durera que deux heures, vu que c’est une épreuve de rattrapage.

Cela a duré trois heures en juin. Je ne l’avais pas eu et là, c’est encore plus chaud !

Qu’est-ce que je fous là ? Faut-il aimer les défis à ce point que de vouloir se faire peur à quarante cinq ans au milieu de jeunes de vingt ans.

Oh non ! Devant, elle ne va pas, en plus, se mettre à bouger nerveusement parce qu’elle ne se souvient plus de l’article 545 cc, c’est le plus facile du code civil ! Alors en articulant bien tout bas, je lance : « Nul ne peut être contraint de céder…. », pas besoin d’en dire plus, c’est comme une comptine, on se rappelle de la suite quand on est une apprentie juriste sur laquelle on peut compter… toutes les vertèbres.

Je ne le sais pas encore mais cela va me faire un entraînement pour passer un autre genre d’épreuve : un direct de trente cinq minutes à « France 3 », c’est pareil, on se donne à fond, on sait quand ça commence et on sait quand ça se termine et entre les deux, tous nos sens sont concentrés sur un seul objectif : donner le meilleur de soi. Que ce soit l’une ou l’autre des épreuves, cinq minutes avant, on ne sait rien, et quand ça commence, tout ce que l’on a appris un peu partout se recompose comme un puzzle et la magie opère, tout revient en bloc, il faut dénouer, démêler, prendre l’essentiel et ensuite, on se sent vidé.

L’empiètement est un des trucs les plus rigides en vertu du caractère exclusif et absolu du droit de propriété ; m’étonne pas qu’il y ait des guerres ! Et si je lève les yeux sur ma voisine en contre bas, je comprends le slogan « faites l’amour pas la guerre ».

Oui, et bien mon épreuve de droit de la famille, elle, je l’avais eu du premier coup, j’adore les divorces, parce qu’ils sanctionnent ceux qui avaient confondu Amour et Droit de Propriété. Bon une petite voix interne me rappelle à l’ordre : « Arrête de penser à toutes tes conneries, concentre toi, il reste une heure et cinquante huit minutes pour décrocher ta première année de Droit»….

Par Patrick Hatzig - Publié dans : Les petits "à côtés" du VP
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus