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Parmi ces transports alternatifs à développer, le covoiturage arrive en bonne place. A l’heure actuelle, la pratique n’en est qu’à ses balbutiements. «On recense 110 personnes pour 100 voitures », soupire Patrick Hatzig, vice-président du conseil régional, en charge des transports. Pour remédier au problème, la collectivité a décidé de passer à la vitesse supérieure. Depuis hier, le site internet de la Région héberge un portail (http://covoiturage.lorraine.eu/) entièrement dédié à la pratique : «Face à la multiplication de sites indépendants, qui divise le potentiel de covoitureurs, nous avons décidé de mettre en réseau les offres existantes. » Deux sites, un lorrain (www.covoiturage-luxembourg.com) et un luxembourgeois (www.karzoo.fr), y sont d’ores et déjà référencés. Le premier a été ouvert il y a un mois. Le second, créé en septembre 2007 et qui s’étend sur quatre pays (Luxembourg, France, Belgique, Allemagne), possède déjà 5 000 inscrits. Stéphane Mantovani et Baptiste Hugon, les deux dirigeants de ces sociétés, pourtant concurrents, ne cachent pas leur satisfaction : «Cette mise en réseau donne de la crédibilité et valorise nos projets. Un automobiliste peut trouver quelqu’un sur un site pour l’aller, et un autre pour le retour. » Un forum sur le covoiturage vient aussi d’être mis en ligne, afin de permettre aux Lorrains d’échanger sur la question.
5 000 voitures en moins
Mais le conseil régional ne compte pas en rester là. Pour 2009, il met à disposition des collectivités locales une enveloppe d’1 M€ visant à cofinancer la réalisation d’aires de stationnement, sachant qu’une place est estimée à un coût de 2 000 €. «Pour l’instant, le stationnement est souvent sauvage, le long des échangeurs autoroutiers ou sur des parkings privés. Ces zones permettraient de structurer la pratique et de la rendre plus sécurisante », ajoute Patrick Hatzig. Le dispositif mis en place est cependant très loin du projet ambitieux, annoncé en janvier dernier par la Région. Il s’agissait d’informer les automobilistes en temps réel, via leur téléphone portable GPS, de la demande de transport sur l’axe qu’ils empruntent. La Région «n’oublie pas » l’association Réseautom, qui porte ce projet. Celle-ci devrait mener une expérimentation avec le conseil général de Meurthe-et-Moselle. Mais l’application de ce système complexe devrait être plus tardive. En attendant, Patrick Hatzig se prend à rêver : «Si on augmentait le covoiturage de 20 %, ça ferait 5 000 voitures en moins sur l’A 31. »
Philippe MARQUE. Renseignements : http://covoiturage.lorraine.eu/
Publié le 04/03/2009
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